Etre et savoir
Publié le 13 Mars 2017 à 16h12 - 84 vues

Comment parler d'un génocide ?

L’Arménie est aujourd’hui un beau pays qui a tout pour plaire aux touristes mais malheureusement, son histoire possède une face très connue pour être sombre. Le génocide arménien reste un sujet assez délicat qui blesse encore bon nombre de gens. Mais pour éviter un déni historique, il est nécessaire de revoir ce qui s’est réellement passé.

Un massacre de plusieurs mois

Le genocide armenien est un massacre perpétré par ceux qui appartenaient à l’empire Ottoman. L’événement lugubre a duré pendant plus d’un an, entre avril 1915 et juillet 1916 et il a été ordonné par le gouvernement de la Turquie de l’époque, autrement dit les Jeunes-Turcs. Plus d’un million deux cents mille personnes ont perdu la vie à cause de ce génocide, terme toujours rejeté par la Turquie. Il faut noter que c’était quand même les deux-tiers de tous les Arméniens qui vivaient en Turquie à ce moment là.

Dans le but de renforcer son pouvoir, le sultan Abdul-Hamid II a décidé d’alimenter les haines entre les religions. Il cherchait par tous les moyens à devenir le chef spirituel de tous les Musulmans et ordonnait la conversion des Arméniens. Déjà vers 1895, il a fait tuer plus de 200.000 Arméniens qui revendiquaient des reformes et une modernisation des institutions en vigueur. Et durant la grande guerre, un million d’Arméniens ont perdu tout ce qu’ils avaient et été forcés de se convertir. Les églises ont été brûlées ou tout simplement transformées en mosquées.

Le mouvement des Jeunes-Turcs s’opposent à lui en 1909, l’accusant de vouloir céder l’empire aux Arabes. Les Jeunes Turcs mettent en place le Comité Union et Progrès et désignent Mohamed V comme étant leur nouveau sultan. Mais si la nouvelle constitution se veut être laïque, les Jeunes-Turcs continuent de tuer les Arméniens en commençant par ceux d’Asie. Et en début novembre 1914, le projet d’épuration ethnique du sultan fait massacrer tous les Arméniens d’Istanbul, de l’armée et tous ceux des sept provinces.